Volume XXXIX
Number I
March 2026
Summaries
Elderly burn patients represent a vulnerable population with high mortality rates. Despite advances in burn care, age remains a significant predictor of poor outcomes. This study aims to describe the epidemiological and clinical characteristics and factors associated with mortality in elderly burn patients admitted to the dedicated ICU in Tunisia. A retrospective observational study was conducted over 30 months (January 2020 - June 2023). The study included patients aged 65 or older with burn-related ICU admissions. Data on demographics, burn characteristics, co-morbidities, treatment and outcomes were analysed. Univariate and multivariate logistic regression analyses identified predictors of mortality. One hundred out of 1,519 patients (6.5%) were aged over 65 (mean 77 years). Most burns were due to flames (82%), in a domestic setting (96%). The mean total burned surface area (TBSA) was 24% and 45% of the patients required mechanical ventilation. The mortality rate was 46% and significant predictors of death were age ≥69.5 (p = 0.045, Se = 84.8%, Sp = 74%), TBSA ≥19.5% (p 0.001, Se = 74%, Sp = 85%), need for mechanical ventilation (p 0.001), renal failure (p 0.001) and sepsis (p 0.001). Elderly burn patients have a high risk of mortality, particularly those with larger TBSA, requiring ventilation, developing sepsis or renal failure. These findings highlight the need for specialized burn care and prevention strategies tailored to the elderly population, considering their unique clinical challenges and higher susceptibility to severe outcomes.
This study aims to identify prognostic factors influencing mortality among work-related burn patients in Northern Vietnam. A retrospective cohort study was conducted on 395 work-related burn patients admitted to the Vietnam National Burn Hospital (VNBH) from January 1 to December 31, 2023. Patient data were extracted from the VNBH electronic database, including demographic characteristics, burn severity, first aid interventions, comorbidities, clinical signs, and blood biomarkers. Univariate and multivariate logistic regression analyses were applied to determine independent predictors of mortality. The study population comprised 310 men (78.5%) and 85 women (21.5%), with a mean age of 36.7±12.9 years. Most patients were workers (87.9%) and resided in rural areas (52.7%). The predominant causes of burns were flames (46.1%) and electrical injuries (34.4%). The majority of patients (74.4%) sustained full-thickness burns, with 50.4% having a total burn surface area (TBSA) 20%. The overall mortality rate was 12.2%. Univariate analysis identified significant associations between mortality and fluid resuscitation (p=0.01), burn shock (p0.001), facial burns (p0.05), inhalation injury (p0.001), full-thickness burns >20% (p0.001), and complications (p001). Multivariate analysis revealed that incorrect or absent fluid resuscitation (OR=2.3), burn shock (OR=3.7), facial burns (OR=3.5), neuropathy (OR=5.1), respiratory disease (OR=3.3), full- thickness burns (21-49%) (OR=4.2), serum glucose ≥9 mmol/L (OR=3.0), inhalation injury (OR=7.3), and full-thick- ness burns >50% (OR=6.7) were significant independent predictors of mortality (p0.05). Work-related burn injuries remain a significant occupational hazard in Northern Vietnam. Factors such as inhalation injury, extensive full-thick- ness burns, burn shock and hyperglycemia substantially increase mortality risk. Early and appropriate fluid resuscitation, improved first aid measures, and better management of comorbidities are crucial for improving survival rates.
Notre travail est une étude rétrospective portant sur les patients admis pour brûlure grave et ayant bé- néficié d’une prise en charge au sein du centre des brûlés de l’Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba de Libreville sur une durée de 10 ans, allant du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2022. Durant la période, 214 patients ont été admis avec une fréquence moyenne de 22 patients par année. L’âge moyen était de 28 ans avec les extrêmes de 1 mois et 100 ans. Le sexe masculin était 56,5% soit un sex ratio (H/F) de 1,3. Les accidents domestiques représentaient 74,3%, les accidents du travail 11,7% et les AVP 5,6% des cas. La brûlure était thermique dans 90,7%, électrique dans 11,7%, chimique dans 1,4% et immunologique dans 1,9% des cas. Leur profondeur était surtout de deuxième degré, avec une étendue moyenne de 41,5%. L’indice de BAUX était en moyenne à 67,8% et le score ABSI était le plus souvent de 6 ou 7. La durée moyenne d’hospitalisation était de 11 jours. L’évolution a été favorable chez 45,8% des cas. Les brûlures posent un problème de santé publique dans les pays en voie de développement. La connaissance du profil épidémiologique permet de mettre en place les moyens de prévention et prise en charge adéquate. La chirurgie de greffe reste le principal point faible de notre prise en charge.
Une brûlure est dite grave lorsqu’elle met en jeu le pronostic fonctionnel et/ou vital. L’objectif de notre étude était de décrire l’incidence et les caractéristiques épidémiologiques, cliniques des femmes enceintes hospitalisées en réanimation pour brûlures graves et de déterminer les facteurs associés à la mortalité materno- foetale. Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive monocentrique menée au service de réanimation des brûlés en Tunisie sur une période de 16 ans, incluant toutes les femmes enceintes nécessitant une hospitalisation pour prise en charge de brûlure grave. Vingt-six patientes ont été incluses (incidence de 7,5% parmi les patientes en âge de procréer). L’âge moyen était de 28±5 ans. L’accident domestique représentait la circonstance de survenue la plus fréquente (n=19), suivi par l’immolation par le feu (n=5). Les brûlures étaient thermiques dans tous les cas, causées par des flammes directes dans 22 cas. Les brûlures sont survenues principalement durant le 2ème et le 3ème trimestre (n=20). La surface cutanée brûlée (SCB) moyenne était de 32±24%. La majorité des patientes était transférée d’une autre structure sanitaire (n=22). Un état de choc hypovolémique était observé dans huit cas. La ventilation mécanique était indiquée dans neuf cas. Huit morts de femmes et 8 morts fœtales étaient à déplorer, non systématiquement associées. La surface cutanée brûlée, les scores pronostiques, l’immolation, les brûlures pulmonaires, l’état de choc, l’insuffisance rénale aiguë à l’admission, le sepsis, et le syndrome de détresse respiratoire aiguë étaient les facteurs associés à la mortalité maternelle ou fœtale.
La nécrolyse épidermique toxique (NET) est une maladie rare et sévère de la peau et des mu- queuses, mettant en jeu le pronostic vital. Cette étude a pour objectif de décrire les données épidémiologiques, étiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives de la NET, et de déterminer les facteurs prédictifs de mor- talité. Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive menée au sein du service de réanimation des brûlés de Tunisie sur une période de 15 ans, incluant tous les cas hospitalisés de NET. Pendant la période de l’étude, 81 cas ont été inclus. Le ratio hommes/femmes était de 0,68. L’âge moyen était de 41±15 ans. Aucun des patients n’avait d’antécédents d’allergie médicamenteuse. Près de 95% des patients avaient une comorbidité. L’auto- médication était observée dans 27% des cas. Les médicaments les plus fréquemment impliqués étaient les an- ticonvulsivants (37%), les antibiotiques (21%) et les hypouricémiants (18,5%). Le délai moyen d’apparition après l’administration du médicament était de 8 jours. La surface cutanée décollée médiane (SCD) était de 40% [30-50]. Les muqueuses étaient affectées dans tous les cas. La prise en charge s’est basée sur le traitement des dysfonctions d’organes et le traitement local des muqueuses et de la peau. La ventilation mécanique a été nécessaire dans 50% des cas. L’évolution a été favorable chez 42 patients (52%). La durée médiane de séjour était de 9 [5-14] jours et la durée médiane de la ventilation mécanique était de 3 [1-8] jours. En étude multiva- riée, les facteurs prédictifs de mortalité sont l’âge >43 ans, une surface cutanée décollée (SCD) >39%, un délai d’admission en soins intensifs >5,5 jours, la nécessité de ventilation mécanique et la survenue d’infections.
Major burn injury is a cause of disability and death. Burn injuries initiate systemic in- flammatory reactions, resulting in the production of burn toxins, free oxygen radicals and tissue perox- idation. One of the substances elaborated in severe burns is c-reactive protein (CRP). The objective of this study is to determine the association between levels of CRP and burn wound severity and outcome in adults with major burns. This was a cross-sectional prospective study. The study was carried out in adult burn patients admitted to the University of Benin Teaching Hospital. Their bio data, percentage surface area burnt, burn depth, C-reactive protein levels, full blood count, electrolyte urea and creatinine were evaluated. All data obtained were recorded in a proforma. Statistical analysis of the data was done to ascertain the correlation of these variables with outcome. Higher levels of CRP were associated with mortality and burn size. There was a statistically significant increase in patients with larger burn size (P=0.041). There was association between patients with inhalation injury and increased CRP. There was a significant increase in level of CRP (P=0.002) in patients with burn wound morbidity. Mortality was 40%. CRP increased with burn severity and high levels were associated with poor outcome.
Experienced burn surgeons correctly assess burn depth in only 60-75% of cases. Various strategies are available to define the degree of burn, ranging from clinical observation (the most common) to biopsy and subsequent histological analysis. Among these, indocyanine green angiography (ICG) is gaining popularity for its potential to improve diagnostic accuracy. This study aims to explore the utility of ICG as a tool for evaluating the extent and severity of burns, thereby enhancing diagnostic accuracy and treatment outcomes in burn care. A systematic review of the literature was conducted using PubMed, Scopus, Embase and the Cochrane Library through February 2025 using the search terms [ICG OR indo- cyanine green] AND [burn]. Article selection was performed following the PRISMA guidelines. The initial search yielded 201 results, of which 10 articles met inclusion criteria (3 on animal models, 7 on human subjects, involving 122 patients overall). Preclinical studies demonstrated ICG’s ability to distinguish be- tween partial- and full-thickness burns with 100% accuracy when compared to histopathology. Clinical studies confirmed improved diagnostic performance over clinical assessment alone. Optimal imaging was reported at five minutes post-injection, with evaluation recommended between days two and three post- injury. Quantitative and qualitative fluorescence analysis enabled discrimination of superficial burns, where dermal vascularization is preserved, from deep burns. This method could reduce waiting times and support early surgical decision-making. A structured clinical algorithm integrating timing, dosing, and interpretation was proposed based on literature. ICG video-angiography has shown to be an effective technique that de- serves consideration in the assessment of burn patients. Further studies are needed to increase knowledge and guide its optimal clinical use.
Colistin is often essential in burn patients presenting infections caused by multidrug-resistant organisms. A retrospective study was conducted in the intensive burn care department in Tunisia over 14 months to assess prevalence and predictive factors of colistin-related acute kidney injury (AKI). Among 70 patients (mean age 34±13 years), 28.6% developed AKI, with onset at 5±2 days. Associated factors included total burned surface area >41% (OR=2.6), UBS score >58 (OR=6.8), metabolic acidosis at admission (OR=28) and contrast agent injection (OR=107). AKI was reversible in 40% of cases. Colistin-associated AKI remains a frequent complication in severely burned patients, and in cases of contrast agent use.
La brûlure constitue un problème majeur de santé. La prise en charge chirurgicale à la phase aiguë des lésions de brûlure grave demeure un défi pour tout plasticien. Il existe différents moyens de couverture y compris les lambeaux libres. Le lambeau antérolatéral de cuisse demeure un excellent choix en raison de multiples avantages. Nous rapportons trois cas de son utilisation lors de la prise en charge de brûlures graves en phase aiguë. Il s’est agi de trois patients admis pour brûlure grave et pris en charge par des lambeaux libres antérolatéraux de cuisse à la phase aiguë, entre février 2010 et août 2016. La reconstruction a été réalisée entre 25 jours et 4 mois après la brûlure. Un repérage des perforantes au Doppler a été réalisé. Les lambeaux comportaient tous une seule perforante et les anastomoses vasculaires étaient termino-terminales. Les zones donneuses ont été soit suturée soit greffées. La durée moyenne de l’intervention était de 8h. L’évolution était favorable, sans aucunes complications et avec une bonne intégration des lambeaux. Les résultats fonctionnel et esthétique ont été jugé satisfaisants. Le traitement chirurgical des lésions de brûlure à la phase aiguë doit être efficace afin de réduire les éventuelles séquelles. Les lambeaux libres, réservés auparavant à la gestion des séquelles, constitue actuellement un élément primordial de l’arsenal thérapeutique à la phase aiguë. Le lambeau libre antérolatéral de cuisse, de par ses multiples avantages, constitue une choix approprié pour la couverture des lésions lors que les autres moyens s’avèrent inadaptés.
Managing extensive pediatric burns is particularly challenging when patients present late with severe systemic complications and when surgical interventions face operational difficulties. Delayed referral increases the risk of sepsis, coagulopathy and metabolic disturbances, while limitations in essential equipment, such as dermatomes and mechanical meshers, further complicate treatment. Alternative techniques are needed to optimize wound coverage and improve outcomes in resource-limited settings. A 2-year-old female patient with 37.5% TBSA deep dermal to third-degree scald burns was referred nine days post-injury in critical con- dition with sepsis, thrombocytopenia, hypoalbuminemia and significantly elevated D-dimer levels. She un- derwent serial excisional debridement and multiple skin grafting procedures. Due to operational challenges in standard meshing, the fold-and-cut technique was used, allowing a 4.8-fold expansion of autologous grafts. A living-related allograft from her grandfather was applied as a temporary biological dressing to support epithe- lialization and reduce grafting needs. The autografts and allograft successfully integrated, leading to epithe- lialization, systemic stabilization, and functional recovery. At three months post-surgery, she had shown significant improvement, and one year post-discharge she could stand and attend school normally. This case highlights the ability to thrive despite limitations by adapting surgical techniques and leveraging available re- sources. The fold-and-cut technique and living-related allografts provided a feasible and cost-effective solution, proving that innovation and improvisation can yield favorable outcomes even in the most constrained envi- ronments. These findings demonstrate that similar low-resource settings can adopt and modify these techniques to improve burn care where access to advanced technology is limited.